| jeudi 29 octobre 2009, a 20:57 |
| Clown ou Pierrot ? |
"Il est assis au fond de la salle, son chapeau à ses pieds restent vides. Pourtant, il en fait des grimaces et des cabrioles, des sauts et des bruits bizarres, mais personne n'est venu. De loin, ils lui ont jeté des coups d'œil, de l'autre côté ils ont sourit, mais toujours à distance ils se sont tenus. Il traine ses grandes chaussures comme il peut et les frotte sur le parvis humide de pluie. Il renifle dans son nez rouge et se dit que son maquillage n'est plus très beau. La joie et les rires n'ont plus cours, alors demain, quand ce sera son tour, son costume sera celui de Pierrot."
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| mardi 27 octobre 2009, a 19:49 |
| Carnet de bord : page blanche ... |
Me voilà à présent confronter au syndrome de la page blanche : impossible de continuer à écrire!! J'arrive à la fin de ma première partie et je crois que la difficulté de cette étape paralyse mon cerveau. Alors que jusqu'à présent je n'avais aucune difficulté à déterminer chaque action avec exactitude, le flou dans lequel je me trouve actuellement est atrocement terrorisant. Je n'arrive pas à terminer cette phase et lancer l'autre, sans faire vraiment de coupure, avec finesse... bref, avec "art"!!!
C'est dur... :s
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| samedi 24 octobre 2009, a 07:20 |
| TO KILL : Ceux qui tuent |
-1- CHASSE-CROISE
Encore un jour de pluie sur Paris, enfin plutôt un
soir, il était déjà 23h37. Dissimulée sous son imperméable, couchée sur le toit
d'un immeuble trempé, Angie attendait que sa cible prenne congés de ses
invitées. Jacques Bertrand, qui avait violé nombre de femmes sans que jamais sa
culpabilité ne soit vraiment reconnue, était en train de s'ébattre avec deux
jeunes putains qu'il avait ramassées en passant à La Bastille. Cette place
célébrissime pour sa glorieuse histoire, n'était plus aujourd'hui que le lieu
de rassemblement de tous les détracteurs du régime qui tentait de se mettre en
place : les vindicatifs acerbes qui accusaient le Docteur CHAATERTON
d'être le créateur du virus qu'il avait trop miraculeusement réduit à néant,
les réactionnaires en tout genre qui voulaient tout et n'importe quoi, les
paumés, les dingues, les cadavres accumulés sur ses bords de Seine et les
putains. Tout ce petit monde c'était regroupé là, sur la place qui représentait
la Révolution ! Tous voulaient dire non à quelque chose, mais la plupart
avait depuis longtemps oublié de quoi il s'agissait. Alors ils contentaient de
rester là, à hanter les bars miteux, les stations de métro vides et pisseuses,
ou tentaient parfois de s'évader de ce quartier de perdition pour s'échouer
contre les rocs de la vigoureuse ampleur et l'attractive puissance du grand
Docteur CHAATERTON. Tous ceux qui suivaient sa trace, son impulsion, vivaient
dans l'optimisme, voire la naïveté, que Paris retrouve sa splendeur perdue. Et
chacun d'entre eux y travaillait dur, nombreux dans les laboratoires ou les entreprises
annexes de l'éminent Docteur. Tout s'était développé autour de lui :
économie, politique, bientôt la religion – certains annonciateurs semblaient
vouloir voir en Nans, le fils du sauveur du monde, qui terminerait de rendre à
l'humanité sa grandeur – et de plus en plus de gens paraissaient se joindre à
cette pensée anti-apocalyptique.
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| samedi 17 octobre 2009, a 21:47 |
| Dans le Bois... les choses se corsent... |
Il semblerait que ce soit votre préféré : voici la suite des aventures d'Alex!!!
Mais
pourquoi est-il venu là ? Surtout à une heure pareille ? On sait bien
que c'est à cette heure que les deux mondes se rencontrent ! Pourquoi
avoir tenté le Diable ? Il pouffe malgré lui. Qui parle de Diable ?
Il a seulement une grosse (très grosse) chouette excessivement curieuse devant
lui. Il esquisse un sourire plus grand dans l'espoir de se reprendre un peu,
mais les deux nouveaux pas que la chouette fait à nouveau dans sa direction le
paralysent tout à fait. Il ne s'entend même pas haleter, quand la chouette
vient se jucher sur son genou. Il a envie de vomir. Une rafale balaie tout le Bois
violemment, le glaçant et le faisant trembler. La chouette n'a pas bougé.
Il
sent que sa lèvre supérieure reste figée dans une grimace menaçante. La
chouette semble prendre une profonde inspiration.
« Que fais-tu là, homme ? »
Il
ne peut pas empêcher sa mâchoire de tomber. La chouette lève les yeux au ciel,
se balance d'une patte sur l'autre, ramène son regard vers lui.
« Eh, bien, pourquoi ne réponds-tu pas
lorsque je t'interroge ?
-
Je,
euh… Je voulais être seul.
-
Parce
que tu crois être seul dans ce Bois ?
-
Hum, je
ne pensais pas, hum, croiser un être intelligent. Et qui parle qui plus
est. »
La chouette esquisse un sourire. Il semble
se remettre assez vite de ses émotions.
« Quel est ton nom, homme ?
-
Alex,
mad… Hum, et vous ?
-
Eugénie. »
Il
se mord la lèvre pour ne pas rire. Il se détend. Finalement, il est
certainement assoupi au pied du chêne où il s'est assis et il est en train de
rêver. La chouette n'a pas l'air si malfaisante que ça.
« Pourquoi ris-tu, Alex ?
-
C'est
vous qui me faites rire.
-
Moi ?
s'exclama-t-elle horrifiée. Tu oses te moquer de moi ?
-
Non,
plutôt de votre nom. Mon esprit aurait pu trouver plus original, en même temps
cela me paraît… normal. »
Il
pouffe à nouveau.
«
Parce que tu crois que tu rêves ?
-
Evidemment,
il n'existe aucune chouette qui parle.
-
Tu me
sembles bien sûr de toi.
-
C'est
tout naturel.
-
Je vais
donc te prouver que tu ne rêves pas. »
Sur
ce, la chouette écarte ses grandes ailes et prend son envol, pour venir se
précipiter sur Alex. Elle lui picore le sommet du crâne.
« Aie,
aie, aie. Mais, Aiiiieee ! Ça va pas la tête !
-
Tu
crois toujours que tu dors.
-
Je ne
sais pas.
-
Au
moins je t'aurai mis le doute.
-
Bon,
qu'est-ce que tu veux ?
-
Quoi ?
Mais c'est à moi de te poser cette question ! C'est toi qui es venu chez
moi que je sache ! »
Il
reste coi. Il doit reconnaître qu'il n'avait jamais imaginé que le Bois puisse
être l'habitation de… quelqu'un. Il se masse là où le volatile a planté son
bec. Il se demande dans quel guêpier il s'est encore fourré. |
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| samedi 10 octobre 2009, a 18:36 |
| Les êtres fantastiques du Bois... |
A venir ... =D |
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| samedi 10 octobre 2009, a 09:43 |
| Carnet de bord : quand les robots du Futur seront bientôt présents... |
Je vous présente ICub, androïde aux caractéristiques d'un enfant de 3 ans à l'époque... il faut que j'approfondisse, mais il me semble qu'avec l'apprentissage - notamment du langage - on évolue son âge à un peu plus. Des tests ont été faits auprès d'une enfant (de 4 ans, si ma mémoire est bonne) afin de voir la réaction qu'ils auraient l'un envers l'autre : ils se sont amusés à se faire passer des Lego !!! C'est excellent, surtout quand on pense que ça se passe en France :D (chauvine, moi? :p )
Autre exemple de travaux spectaculaires : "Un effrayant masque facial pour robots humanoïdes"
Donner un visage animé de mouvements réalistes à une tête de métal et de fils électriques, c'est possible ! Regardez ces deux vidéos c'est génial : http://www.gizmodo.fr/2007/09/23/un_effrayant_masque_facial_pour_robots_humanoides.html
Je remercie le site GIZMODO.FR pour ses précieuses informations!!!
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| jeudi 08 octobre 2009, a 12:24 |
| Carnet de bord : Tina C. sur myspace |
Allez, je me lance encore dans autre chose : myspace!!! Vous y découvrirez mon univers... et j'espère qu'il vous plaira!!
http://www.myspace.com/tinacredelzea
A bientôt!!!
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| mardi 06 octobre 2009, a 20:23 |
| Carnet de bord : que lisent les hommes? et les femmes? |
Tout à l'heure dans le train, je regardais autour de moi les gens qui lisaient : au départ, étant entourée de plus d'hommes, j'ai cru que les hommes lisaient plus. Puis en réfléchissant, je me suis souvenu des femmes que je vois régulièrement lire le matin... j'en ai donc déduis deux choses : - les femmes lisent plus le matin que les hommes et - les femmes lisent plus de romans que les hommes (dossiers, ouvrages sur des logiciels, comptes-rendus, cours...)
=D
Ai-je tort ou raison ??? :p
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| lundi 05 octobre 2009, a 20:29 |
| Carnet de bord : question d'actualité |
 Pour écrire correctement, j'estime qu'il faille se documenter mais aussi rester à l'écoute de l'actualité. Aussi me réveille-je tous les matins avec les informations à la radio (que je ne citerais pas...), et ce matin deux sujets m'ont frappée :
- d'abord, la question de privatisation de La Poste, avec l'interview de cette chère Mme Buffet qui disait que le premier risque était que les organismes privés fermés nombres de petits bureaux, sous prétexte de non-rentabilité. Parce que vous allez me dire que le service Public ne le fait pas peut-être? Pas d'hôpitaux, de maternités ou de classes fermées pour faute de rentabilité??? on se fout de la gueule de qui!!!
- seconde info : la prime pour assiduité pour les élèves!! Alors là, chapeau : si maintenant il faut donner du fric à des gosses pour qu'ils se bougent le cul pour profiter d'un droit à l'éducation, pour lequel il a fallu se battre et qui fait tant défaut dans les pays "sous-développés", je dis c'est le pompom!!! En même temps quand on voit avec quelle ardeur et amour du métier les profs enseignent de nos jours, des programmes d'un intérêt indéfendables... On comprends facilement ces vilaines brebis!!!
Enfin, voilà, pas de quoi alimenter mon imagination, mais peut-être ma critique sociale, un jour...
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| dimanche 04 octobre 2009, a 09:00 |
| Carnet de bord : quelle suite? |
Par soucis de suspense et de plaisir de lecture, je ne voudrais pas vous dévoiler en même temps la suite de chacun des textes... Je vais donc vous mettre à contribution, car de moi-même j'ai du mal à choisir :s, afin de m'indiquer celle que vous souhaiteriez lire en premier.
1- Dans le Bois 2- Paranoïa 3- To Kill
Vous avez quelques jours pour me dire, à moins que vous ne soyez trop pressés :p (je rêve... =D )
A bientôt
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| samedi 03 octobre 2009, a 12:08 |
| TO KILL |
.Prologue : Paris 2020
La
crise économique est passée depuis maintenant près de cinq années. Le pays,
mais aussi le monde entier, tente de se reconstruire après les terribles défaillances
et déviations de la population.
La France a
perdu beaucoup de sa splendeur, et après la terrible pandémie qu'a créé la
grippe organique – sorte de grippe
virale que se sont mis à développer tous les êtres organiques
de toutes sortes et qui a contaminé la planète entière – elle tente aujourd'hui
de se relever. En partie, grâce à la grande firme de laboratoires Generatis, du
Docteur CHAATERTON, éminent scientifique qui a sauvé le monde en trouvant le
remède à la grippe organique. L'incroyable sauveur a alors développé ses
laboratoires très rapidement partout dans le monde afin de distribuer à tous
plus efficacement le traitement miraculeux. Une fois l'endémie endiguée, ses
laboratoires ont continué leurs travaux dans diverses branches et en
progressant en fonction des besoins des pays où ils étaient implantés. Voilà ce
qui a fait et fait encore la grandeur du Docteur CHAATERTON: il est omniprésent.
Visible également
dans la presse élitiste aussi bien que mondaine pour deux choses, si on osait
les appeler ainsi : ses deux fils ! Nans et Yaël CHAATERTON. Le
premier est réputé pour sa beauté, son intelligence, qui fait une outrageuse
concurrence à son père, auquel d'aucun ne doute qu'il lui succèdera avec faste,
mais aussi pour ses sulfureuses virées nocturnes, durant lesquelles les plus
belles filles du pays et de plus loin encore se battent pour l'y accompagner.
Le
second est connu pour une cause moins édifiante, cependant pas moins
captivante : il semble être atteint d'une maladie incurable qui l'oblige à
rester couché et cloîtré chez lui ; un laboratoire complet travaille à sa
guérison sous l'autorité directe du Docteur dont les glorieuses facultés
paraissent néanmoins encore insuffisantes.
C'est dans ce monde en plein rétablissement, encore marqué par
la folie qui l'a envahie quand la mort s'est acharnée sur lui, que va survenir
le premier meurtre.
Découvert dans
les poubelles éventrées et puantes derrière un luxueux restaurant, le corps
abandonné là était un écœurant spectacle. Egorgée, les yeux révulsés, complètement
vidée de son sang et les tempes perforées, la jeune femme n'avait eu aucune
chance. Les autorités aussitôt alertées commencèrent leur enquête de voisinage
et apprirent très vite que la victime en question était une callgirl de grand
standing, très connue dans le quartier et surtout réputée pour le choix de ses
clients et son prix exorbitant. Très peu d'hommes, ou parfois de femmes,
pouvaient se payer le luxe de sa compagnie. De plus, elle était généralement
accompagnée de son chauffeur et garde du corps, un ancien mercenaire d'après la
rumeur.
Athena, dissimulée dans la foule, enregistra rapidement de
nombreuses prises de vue, écouta à distance les conversations de chaque gardien
de la paix avec les personnes interrogées et les copia dans un coin de sa mémoire,
puis se promena discrètement dans le coin, afin d'établir une première
reconnaissance. Une fois toutes les données qu'il lui fallait pour débuter
trouvées et sauvegardées, elle rentra à la base pour faire un rapport à ses sœurs
et préparer la mise en œuvre de l'opération.
Les
journaux firent choux gras de cette affaire pendant quelques jours, mais comme
peu de gens finalement ne s'intéressèrent au tragique destin de cette
inaccessible et prétentieuse catin, l'histoire fut rapidement mise en sommeil
par l'étonnante et nouvelle fidélité que Nans CHAATERTON semblait vouée à une
jeune princesse autrichienne, Lady Birgit, et à l'encore plus fulgurant tapage
d'une éventuelle apparition du fils malade à l'Assemblée annuelle des plus
remarquables hommes du monde qui aurait bientôt lieu.
La
mise sous les feux de la célébrité des deux frères CHAATERTON fit complètement
ombrage à la monstrueuse découverte du corps de la callgirl, jusqu'à ce que le
second meurtre survienne, quelques semaines plus tard.
Une célèbre
actrice d'un certain âge, qui avait connu sa gloire une vingtaine d'année plus
tôt, un peu avant la grippe organique.
Le
corps dissimulé dans les fourrés du Grand Parc public. Gorge sauvagement tranchée,
tempes perforées, avidement dépossédée de son sang. |
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| samedi 03 octobre 2009, a 11:57 |
| Paranoïa |
Partie 1
Tu as la splendeur d'un
enterrement de première classe, tu as la splendeur d'un enterrement de première
classe et moi j'suis timide comme un enfant mort-né, et moi j'suis timide comme
un enfant mort-né. Oh, timide ! Oh, mort-né ! Dans x temps il se peut que les
lamelles de mes semelles se déconnectent et que tu les prennes sur la gueule...
Je t'aime, je t'aime... Et je t'offre ma vie et je t'offre mon corps, mon
casier judiciaire et mon béribéri, je t'aime !
Thiéfaine,
Autorisation de délirer, son album favori d'un musicien, chanteur, parolier,
qui sort des sentiers battus.
Il
braille à pleins poumons les paroles d'une chanson qu'il a déjà écoutée des
milliers de fois, et tape le rythme en cadence de la musique sur son volant. Il
ne pense même pas au nombre d'hurluberlus, coincés à ces côtés dans
l'embouteillage fin de journée, qui le regardent d'un air méfiant. Ils ne
savent pas trop si cet énergumène exagère pour se faire remarquer ou s'il est
vraiment frappé ! Une chose est sûre, vu le volume sonore qui provient de
sa boîte à sardine, il ne va pas tarder à être sourd. Et puis, c'est quoi ce
truc qu'il écoute ? Cette voix bizarre qu'on entend ? Encore un de
ces pseudo-chanteurs contemporains qui cassent les oreilles à tout le monde.
Pfff, ah les jeunes de nos jours ! Quoique celui-là n'est pas non plus
tout jeune, il doit avoir facilement la trentaine, proche de la quarantaine
peut-être. Ils n'osent pas plus le regarder de peur de se faire remarquer par l'animal,
on ne sait jamais quel pourrait être la réaction d'un tel personnage.
La
file se met en mouvement, cependant, le feu tricolore étant très court, il ne
laisse passer que six ou sept voitures à la fois, une dizaine quand ce sont des
habitués qui grillent le orange.
Matthieu
continue de crier. Rien ne viendra l'empêcher de se vider de toute cette
tristesse qui lui colle à la peau. Ca fait des mois qu'il est dans cet état,
depuis qu'elle l'a quitté. Elle a disparu comme ça un beau matin, en laissant simplement
un petit mot « Je m'en vais. »
Il
n'a pas compris. Il en a pleuré de rage et de douleur. Il l'aimait tellement.
Il avait même arrêté d'écouter son chanteur favori pour elle, parce qu'elle le
détestait et disait qu'il chantait faux et ne savait que provoquer.
Il
n'était pas d'accord avec elle, mais comme elle le fuyait chaque fois qu'elle
entendait la voix d'Hubert, il avait cessé de faire tourner ses disques.
Et
elle était quand même partie. « Je m'en vais ». Pourquoi ? Mais
pourquoi ? Il n'avait rien vu venir. Mais
moi j'temmerde. Voilà ce qu'il aurait aimé lui dire. Il n'en a pas eu
l'occasion.
Il
s'agite un peu sur son siège, monte encore un peu le volume, il n'entend plus
du tout le bruit des moteurs autour de lui, il se laisse emporter par les
envoûtante divagations du jurassien.
Il
lève le pied de l'embrayage afin de suivre la file, quand une main ensanglantée
se pose tout à coup sur sa vitre de droite. C'est une femme. Son visage saigne.
Il n'entend pas ce qu'elle lui dit, mais devine qu'elle lui demande de l'aide.
Elle tape à plusieurs reprises sur la vitre, laissant de multiples empreintes
rougeâtres. Elle lui parait terrorisée. Il regarde la file, et voit qu'il
pourrait glisser sa Ka, entre deux rangées. Il baisse sa vitre, attrape le poignet
qui s'agite et crie :
« Montez ! »
Le
temps qu'elle fasse le tour, il se décale déjà hors du rang et quand elle est
assise, elle enfonce la pédale de l'accélérateur. Les klaxons rugissent, les
phares lui font des appels dans le rétroviseur ; peu importe, il est
lancé. Une montée d'adrénaline lui donne un sentiment d'euphorie, et il se
délecte en slalomant parmi les voitures à qui s'étaient le tour de passer, qui
l'arrosent à leur tour des vociférations de leurs capots. |
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| samedi 03 octobre 2009, a 11:52 |
| Dans le Bois... |
0h00.
Minuit, l'heure où tout finit, le temps où tout commence. Il finit sa Leffe, se
roule une cigarette et s'enfonce dans le Bois.
Jusqu'à
maintenant, il n'avait jamais osé, durant toute son enfance, et encore
maintenant d'ailleurs, on lui a asséné des préventions par rapport aux êtres
malfaisants qui peuplent cet endroit. Sauf que ce soir, après son licenciement,
son accident où il a embouti l'avant de sa voiture, et l'engueulade avec Kitty
chez ses propres parents qui n'ont pas pris sa défense, ça lui fait trop, ça
déborde, il a besoin de marcher, de solitude, et le Bois est le seul endroit où
il ne risque pas de rencontrer qui que ce soit (connu de lui).
Alors,
ce soir, à cette heure où tout peut arriver, il pénètre dans la forêt.
Il
revoit son patron arriver sans bruit derrière lui afin de le faire sursauter,
puis profiter de ce moment de stupeur pour lui dire de l'accompagner dans son
bureau, et là, y enchaîner que son préavis est de trois mois ! Dans trois
mois, il ne sera plus rien. Ce n'est pas que son emploi de maquettiste n'existe
pas ailleurs, simplement, il sait qu'avec son retard moteur, les autres chefs
d'entreprises vont hésiter à l'embaucher. Déjà, ils auront l'avantage que
l'emploi qu'il réclame n'est pas un poste exposé à la clientèle, lui qui est si
laid avec ce tic qui relève régulièrement sa lèvre supérieure comme s'il
montrait les crocs. Une bête, voilà ce qu'il est ! Son ancien patron était
un ami de son père, et le vieux journaliste n'avait pas hésité à prendre sous
son aile ce petit gars chétif. Mais, comme pour tout homme, le temps a eu le
dessus, la vieillesse a gagné sur l'obstination de vivre, et un soir il s'en
est allé. C'est son fils qui a hérité du journal. Il n'a jamais pu supporter Alex,
le bellâtre n'admet pas la laideur. Il l'a viré pour ne plus avoir à le
croiser.
Il
sent le vent qui caresse son visage, il l'entend faire chanter les feuilles et
voit danser les nuages. Il tire sur sa cigarette. Kitty n'aime pas qu'il fume.
Elle lui répète que c'est mauvais pour sa santé ! Sa santé…
Remarque,
c'est vrai que ce soir, il aurait pu se retrouver vraiment en mauvaise santé,
avec ce fichu accident ! Si elle ne l'avait pas appelé pendant qu'il
roulait, en insistant pour qu'il réponde. Généralement, au bout de cinq
sonneries sans réponse, elle abandonne, mais là, pas moyen de la faire
raccrocher. Et comme elle devait tomber sur la boîte vocale, elle
rappelait ! Finalement, il s'est penché pour chercher l'appareil
téléphonique dans son sac, mais il est un peu malhabile, ses bras sont un peu
gourds, il a dévié sans s'en rendre compte. Puis, des phares et un klaxon
bruyant ! Il a donné un coup de volant violent sur la droite et s'est pris
le parapet qui trônait là. Il a pesté un moment, a répondu au téléphone qui
sonnait toujours, a découvert avec bonheur que la voiture voulait bien démarrer
et est allé chez ses parents, qui habitaient à quelques kilomètres. Son père
est allé chercher Kitty.
Une
chouette le regarde de ses yeux inquisiteurs, pendant que la force du vent
augmente avec la profondeur du Bois. Il se demande en souriant quels peuvent
bien être ses êtres qui hantent le Bois et terrorisent les gens de la ville. Sa
mère parle d'une sorcière enchanteresse et de son armée de créatures
ensorcelées, son père d'une bête féroce et de ses petits, plus nombreux chaque
année, Kitty d'une peuplade de trolls maléfiques, qui désirent envahir leur
monde. Lui n'y voit qu'âmes égarées comme lui au gré de l'obscurité envoûtante.
Il s'assied au pied d'un chêne blanc. Il sent le tapis de feuilles humides à
travers le tissu de son pantalon.
Kitty.
Il l'a rencontrée au journal. Son « gentil » patron l'avait prise
comme stagiaire. Elle y est restée un an, le temps de se faire épouser. Cela
fait dix ans qu'ils sont mariés maintenant. Elle est jolie, blonde aux reflets
roux, toute ronde, les joues roses et fraîches. Les yeux marron avec quelques
reflets dorés. Il sait qu'elle ne serait pas avec lui si elle n'avait pas été
dans un fauteuil roulant. Entre handicapés, ils se comprennent bien,
répète-t-elle souvent. C'est surtout, qu'elle a eu peur que personne ne veuille
d'elle. Car, en plus de son handicap, elle est pénible, irascible, exigeante,
capricieuse, à 34 ans, elle est toujours aussi soupe-au-lait.
Alors,
bien sûr, ce soir elle lui a fait tout un foin pour la voiture ! Elle ne
lui a pas demandé à un seul moment comment il allait lui ! Et elle a pris
ses beaux-parents à témoins : son mari est un irresponsable !
Personne ne se souvenait évidemment que c'était pour répondre à madame qui
l'appelait sur son portable avec insistance que ceci était arrivé…
La chouette l'a suivi. Comme si elle voulait
le narguer ou le surveiller, elle s'est posée sur une branche juste au-dessus
de sa tête et regarde fixement face à elle, comme si elle l'ignorait. Il sourit
à cette idée. Il écrase son mégot sur une des feuilles humides et laisse tomber
ses bras le long de son corps. Ses parents et Kitty doivent le chercher. Ils
doivent fulminer d'être encore obligé de s'inquiéter pour lui. Mais ils ne leur
demande rien, au contraire, ce serait bien s'ils acceptaient de lui ficher un
peu la paix de temps en temps, au lieu de sans cesse lui donner des conseils
qu'il a intérêt à suivre. Il entend gratter près de lui, il rouvre les yeux. La
chouette est là, au sol, face à lui, elle le fixe à nouveau en s'approchant de
plus belle.
Stupéfait, il a soudain la
gorge sèche, hypnotisé, il reste immobile mais se colle sensiblement un peu
plus à l'arbre. Elle semble bien plus grande tout à coup, la chouette. Elle
s'est arrêtée et l'observe toujours, il déglutit difficilement et jette des
regards furtifs de chaque côté d'eux : ils sont bel et bien seuls dans
l'immensité et la densité de ce Bois. |
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| samedi 03 octobre 2009, a 11:30 |
| Bienvenue !!! |
Salut vous tous qui passez par là!!! Voici un blog tout nouveau et en cours de réalisation, il risque donc dans les mois à venir de subir de nombreux changements, n'hésitez surtout pas à me faire des propositions, si vous le souhaitez.
Les textes présentés ici sont des premiers jets (en général très peu repassés à la correction) alors ne vous gênez pas pour me communiquer vos critiques.
Allez, je vous laisse découvrir quelques intros...
A bientôt!!!
P.S. : Je vous aide à faire le tri :
- Dans le Bois... - Paranoïa - To Kill - Carnet de bord
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| Présentation |  Bonjour,
Je me présente : Tina CREDELZEA, écrivain amateur (pas moyen de le mettre au féminin... :@ )
Je crée aujourd'hui ce blog afin de vous faire partager mes écrits, parce que écrire et ne pas être lu, ça me frustre, mais je ne peux quand même pas obliger tout le monde à lire ce que j'écris... Bref, ayant l'intention d'être éditée à plus ou moins grande échéance ( et parce qu'un travail se doit d'être respecté) je vous demanderais de respecter les droits d'auteur sur chacun des textes présentés ici.
Aussi, je vous remercierais de m'en informer chaque fois que vous souhaiterais en faire utilisation.
Par contre, LA LECTURE EST LIBRE ET ILLIMITÉE !!! Alors, ne vous gênez pas, faites-vous plaisir! Et à très bientôt je l'espère!! =D
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| commentaire(s) | Bienvenue !!! Tina Credelzea (06/10/2009 20:19)Salut le Martien!!!
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